La Bio est-elle une marque (même si ce n’est pas que cela) ?

D’un point de vue juridique, elle appartient aux pouvoirs publics mais dans les faits ce sont les professionnels de la bio qui doivent se mobiliser collectivement pour la défendre et pour la faire évoluer.
C’est d’ailleurs la raison d’être des organisations professionnelles de la bio : SYNABIO Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) Fédération Forébio Synadis Bio La Maison de la Bio IFOAM Organics Europe

 EN VERT ET CONTRE TOUS

Le réseau Bio a 4 attributs  fondamentaux :  cohérence, différence, pertinence, raison d’y croire. Et quand une marque a  du  succès, elle est copiée et pour moins cher.
AB est une marque au succès exceptionnel, 90 % de pénétration. 
Mais attention, la vraie raison de son succès c’est la préservation de la santé (27 % en 1er critère) avant la protection de la nature (13% en 1er). On est loin du projet historique d’agriculture Bio  paysanne de proximité

La marque AB vit 3 situations en 2022
 
1, en réseau Bio
AB y est le ticket d’entrée – en alimentaire et avec ses cousins Cosmebio et “Ecocert“.  Elle y est la référence absolue et d’autres la complètent comme la Biodynamie, Biocoherence, Bioéquitable  etc
2, hors du réseau Bio
La position de marque d’AB reste claire sauf … qu’elle y concurrence le réseau Bio et pour moins cher.
Double peine pour le réseau Bio : moins de ventes et moins de consommateurs.
3, la marque Bio parasitée
C’est la frénésie du plagiat : les couleurs (vert), les mots (naturel, HVE), les efforts restreints sur des mots clés (sans paraben, OGM, allergènes, nano, etc).
Triple peine : ces contrefaçons d’AB vident le réseau Bio, dévalorisent AB et créent une confusion qui in fine profitera aux majors conventionnels aux repères stables dans la durée.
Un exemple de flou à la mode : le locavorisme qui induit une fausse équivalence entre les bénéfices d’AB et des attributs périphériques comme la proximité ou le sourire du paysan.

La survie d’AB passe aussi par sa défense de marque.
Et ce n’est pas le cas actuellement malgré des instances ad hoc comme ARPP, CNC, Agence Bio ou DGCCRF.
Le système de protection de la marque AB n’est ni installé ni sous tension.
Pour l’exemple, d’autres secteurs défendent parfaitement leur capital de marque et sur des marchés aussi improbables que le droit d’auteur musical.
Le greenwashing est un délit, il parasite AB.
La confusion ou le parasitisme sont des cas de concurrence déloyale.

Il y a des moyens de résister  si le réseau Bio des magasins spécialisés retrouve son projet initial : être un lieu de progrès sociétal – santé, social, éthique, environnement, communication humaine, ancrage dans les quartiers et territoires en incarnant les valeurs du commerce proximité !

Le commerce de proximité, spécialisé en produits locaux et bio, est un maillon essentiel à l’évolution de nos modes de vie. Par sa connaissance du terrain, des modes de production, l’épicier apporte au plus près du consommateur citoyen des produits de qualité issus d’une agriculture locale et écologique et des conseils avisés et pertinents

Il faut alors un haut niveau de formation et d’ engagement des manageurs et salariés

Sources
Good BioAnalytics
CSA
AgenceBio

 

 

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Philippe de BIOFORM'ACTIONS
Bonjour,
Comment puis je peux vois aider ?