Dans la théorie du capital humain (Schultz, 1961 ; Becker, 1964) la formation continue, comme la formation initiale et l’expérience professionnelle, est un investissement qui accroît la productivité de ceux qui la reçoivent en améliorant leurs compétences et leurs qualifications.

La formation est un investissement et devrait être jugée et gérée comme telle !
Ça c’est la théorie, car en  France, dans les milieux des TPE des magasins Bio spécialisés,  elle reste plus souvent considérée comme un coût que comme un investissement immatériel, comme une dépense dont on évalue mal l’intérêt plus que comme un investissement dans le capital humain créateur de richesse.

« J’ai cotisé, j’ai des droits OPCO, je veux être remboursés et ne rien dépenser de plus ! » Entend-on souvent !

Mais quel est le contexte actuel du Bio en magasin spécialisé ?

L’agence Bio a indiqué le recrutement de 15 % de nouveaux consommateurs sur le marché du bio en 2020 ! Par ailleurs, autre enseignement du baromètre : plus de 54 % des Français indiquent avoir modifié leurs comportements alimentaires au cours des trois dernières années. Parmi eux, 59 % ont privilégié les produits locaux et les circuits courts (+5 points), 57 % les produits de saison. En faisant évoluer leurs comportements, ils ont également modifié les lieux d’achat. Même si la GMS reste le canal le plus dynamique pour s’approvisionner en produits bio (74 %), les consommateurs l’ont volontairement délaissé (-3 point) pour se tourner vers les producteurs locaux et les achats à la ferme (26 %, +6 points). « Après le 1er confinement, près d’un consommateur bio sur 10 a arrêté de faire ses achats en GMS », indique Philippe Henry, président de l’Agence Bio.

La raison principale qui motive la consommation de produits bio demeure la santé à 61 %,  suivie de la préservation de l’environnement (48 %) avec un marqueur très fort chez les 18-24 ans, lesquels indiquent à 62 % consommer bio au moins une fois par mois pour préserver l’environnement.
Parmi les autres moteurs à la consommation bio, 39 % des sondés font état d’une plus grande disponibilité des produits bio dans les lieux d’achats habituels et que 38 % arguent des raisons éthiques. 

Les consommateurs sont demandeurs d’informations
Le magasin de proximité  qui a investi sur la vente conseil à une carte énorme à jouer  !

Le  rôle du vendeur(se) conseil BIO comme celui du manager n’ont jamais été si importants !
Le vendeur(se) conseil BIO informe et conseille les clients sur les produits bio, les cosmétiques, les produits de bien-être, d’hygiène et beauté, les produits en aroma/phytothérapie, les diffuseurs-doseurs. Il présente les produits et anime le magasin, il valorise l’image du point de vente par un service spécialisé.
Le responsable de magasin bio, quant à lui, soucieux de préserver notre écosystème et de transmettre les enjeux du développement durable à sa clientèle, en plus d’avoir une connaissance pointue sur les produits et de la relation humaine (personnel ou encore entretien des relations avec les différents producteur), est un manager de proximité de haut niveau

Il faut bien comprendre que dans monde de a Bio il y a une attente vis-à-vis de la qualité de la relation managériale, le concept de hiérarchie n’est plus absolu.

« Beaucoup trop de  gérants  que j’ai rencontrés et que je rencontre n’ont pas encore ont compris  que les jeunes  » millenials » n’ont plus les mêmes attentes que leurs ainés. Ils doivent sortir  du statut de chef hiérarchique pour devenir des managers de proximité plus assertifs ! »

Philippe LONGUETEAU

 

La nouvelle génération de salaries s’autorisent une critique du modèle de management que leurs ainés ont tendance à tenir muselée. Ils questionnent ouvertement les pratiques managériales et confrontent souvent leurs managers à des demandes auxquelles ils ont peu de réponses à apporter. Le manager de proximité privilégie l’échange et la communication avec ses équipes. Cette proximité lui confère un rôle important qui lui permet de relier plus favorablement son équipe à la direction.
De plus, contrairement aux commerces classiques, ce poste permet également une certaine sensibilisation auprès des clients, notamment les curieux qui ne sont pas habitués aux magasins bios.
La fonction de manager de proximité est par conséquent cruciale !

En France, il est vrai que formation fait l’objet d’un consensus « mou ». À la différence des pays émergents, nous nous reposons beaucoup sur les acquis de notre capital humain, facteur-clé de notre compétitivité. Mais l’inadéquation structurelle entre les compétences disponibles sur le marché du travail et les besoins nécessaires à la relance de l’économie risque fort d’aller croissant.
Heureusement les mentalités évoluent et l’investissement formation se substitue peu à peu dans de plus en plus d’entreprises à la notion de dépenses et de coûts de formation. Mais cette transition ne se fait pas encore dans toutes les entreprises et dans les PME et les TPE la formation reste encore perçue comme une charge pour les entreprises, rarement un investissement.

Bon vous allez me dire que je prêche pour ma paroisse ! J’ai ce positionnement depuis longtemps. Le social en France (retraite, santé, chômage, dépendance) représente plus du 1/3 de notre PIB parce que nous préférons guérir les maux dont nous souffrons plutôt que de faire l’effort d’apprendre et de prévenir !
Pour ma part, j’ai toujours considéré que la formation en entreprise permettait aux employés de se maintenir à la pointe des évolutions, l’excellence du niveau de formation des équipes est aussi un argument de vente à destination de la clientèle.

Une entreprise qui sait investir dans la valorisation des compétences est une entreprise en mouvement face à la concurrence.

Renforcer les acquis de ses salariés et développer de nouvelles compétences est forcément un bénéfice pour l’entreprise. Plus qu’une obligation patronale, la formation est une des clés de la performance, de la motivation et du bien-être des salariés, donc de la compétitivité de l’entreprise et de sa capacité à innover.
Dans un monde professionnel en constante évolution, il est pourtant de plus en plus nécessaire pour l’entreprise de permettre à ses salariés de s’épanouir et de valoriser leurs acquis.

En plus d’encourager le développement des compétences, l’entreprise garantit sa compétitivité.

 

Philippe LONGUETEAU

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