La bio dans le monde industriel c’est utilisé les faiblesses ou les imprécisons  du cahier des charges par exemple l’histoire de ce producteur qui voulait reconvertir en bio son élevage de 9000 poules : il découvre que le cahier des charges Bio Européen interdit de mettre plus de trois mille poules par enclos. Mais pas par bâtiment, alors dans son hangar deux bouts de grillage vont lui permettre de séparer les poules par unité de 3000 et hop le tour est joué ! Ici cette démarche sert surtout à augmenter les marges en trompant le consommateur.
La bio c’est autre chose. Ce sont des agriculteurs et des artisans amoureux de la terre et respectueux de ses cycles. Ce sont des passionnés! Souvent des pionniers, ils ont essuyé bien des moqueries pour faire valoir leur conception d’aliments sains et naturels. La BIO doit être choisie en conscience et en cohérence : méthodes de production ; juste rémunération ; respect des ressources ; sobriété résilience doivent être en adéquation avec les apports nutritifs des produits et pour s’en convaincre,

Le bio industriel c’est:

  • l’impact environnemental, bien souvent oublié : dans les commerces, les fruits et légumes sont proposés toute l’année grâce à la culture sous serres chauffées en hiver et aux importations. Ce qui amène à une empreinte carbone déplorable. La grande distribution a une bonne place en termes d’achat de produits provenant de l’autre bout de la planète. Selon l’ADEME, un fruit hors-saison bio importé par avion entraînerait la consommation de 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en pleine saison.
  • L’aspect social remis en cause : les employés sont sous payés, travaillant pour moins de 2 euros par jour à l’autre bout de la planète afin de baisser les prix.
  • la quête de toujours plus de productivité mène aux monocultures sur de grandes surfaces à l’instar de l’agriculture conventionnelle. Ce mode d’agriculture, bien qu’il soit exempt de pesticides appauvri les terres, les espèces végétales sont fragilisés et la biodiversité est menacée. 
  • la bataille du prix au plus bas conduit la grande distribution importe souvent en quantité, en provenance d’exploitations industrielles « bio ».
  • des produits standards et homogènes qui entraine la baisse des qualités gustatives.

Manger des tomates ou des fraises en hiver implique des ressources supplémentaires, tout comme acheter d’autres fruits et légumes hors saison.

L’agriculture conventionnelle fonctionne grâce aux aides de l’état, c’est à dire grâce à nos impôts. Les fermes bio ne touchent rien car les aides Européennes sont calculées à la surface, seules les grandes exploitations y gagnent! Les subventions sont indexées sur le rendements
Si le modèle de l’agriculture conventionnelle est utilisé en Bio, les effets et les conséquences seront les mêmes. Finalement, « Le modèle de la grande distribution est incompatible avec la Bio durable

L’agriculture biologique  durable c’est:

  • des circuits courts, des produits bio de proximité, le plus possible.
  • le respect l’environnement, des sols et de la biodiversité.
  • une offre des fruits et légumes de saison, de qualité
  • des cultures diversifiées et des rotations privilégiées afin de ne pas appauvrir la terre.
  • la diversité des élevages
  • la garantie d’un prix équitable et le juste prix au producteur
  • l’évitement des cultures hors sol
  • la non-production de produits bio et non bio sur la même exploitation, à l’instar de Demeter, Nature et progrès ou  Naturland.
  • l’interdiction d’un temps de transport de plus de 4h pour les animaux et le respect de l’animal en l’élevage.

L’agriculture biologique a une réelle démarche environnementale et sociale. Elle respecte les hommes, les animaux et la biodiversité.

Quelles solutions pour pérenniser un mode de production bio de petite échelle ?

  • Acheter le plus possible, en direct avec les producteurs locaux, individuellement, en achat groupé ou en AMAP
  • Eviter la grande distribution.
  • Eviter les produits venus d’ailleurs
  • Choisir des légumes et fruits de saison
  • Développer les entreprises coopératives
  • Accroître les partenariats avec les filières françaises
  • Regrouper des acteurs du bio

La Bio défend un projet politique, économique et social

À la différence du bio industriel, la Bio entend ainsi respecter la terre, son rythme et ses saisons tout en garantissant une justice sociale pour les travailleurs, mais aussi créer une plus grande autonomie alimentaire et permettre l’accès à une nourriture de meilleure qualité. C’est pour être fidèle à ces principes que certaines filières spécialisées (https://www.toutsurlabio.fr/) s’engagent à ne pas laisser, par exemple, de trace d’OGM dans les produits bio, ou à limiter le transport par avion.

Toujours dans la perspective de renforcer les critères de la Bio, la FNAB a créé en 2010 un nouveau cahier des charges français, Bio Cohérence (ses produits sont disponibles dans les magasins bio engagés et chez certains producteurs) qui s’ajoute à la réglementation européenne et renforce ses critères : il garantit ainsi une nourriture 100 % bio, cultures et élevages confondus, interdit les OGM ainsi que l’élevage hors-sol, et privilégie la vente directe. Il s’ajoute à la liste des cahiers des charges privés comme celui de l’association Nature & Progrès, ou de Demeter pour l’agriculture biodynamique.
Saluons la démarche de  Bioequitable ( Près de 5000 fermes paysannes (fédérées dans 34 groupements agricoles) et 46 entreprises de la bio se réunissent pour défendre une agriculture d’origine France, équitable et 100% bio !

Sans oublier Biopartenaires (une association non lucrative créée en 2002 par des entrepreneur.e.s pionniers de la bio. )

« La vigilance du consommateur, c’est d’imposer et de demander que les valeurs qui encadrent la Bio, telles qu’on les a connues dans les réseaux spécialisés jusqu’à maintenant, soient aussi conservées par la grande distribution », préconise Claude Gruffat.
Si aujourd’hui les filières internationales n’ont pas pris plus d’ampleur, c’est grâce au consommateur, qui privilégie à 71 % les produits français, selon l’Agence Bio. « La concurrence internationale reste cependant forte. Nous avons tiré la sonnette d’alarme dans les années 1990 et, les consommateurs ont commencé à boycotter les produits venus de Chine, des pays de l’Est ou du Canada », rappelle François Péloquin, agriculteur bio en Charente.

Il s’agit donc de garder l’esprit critique, en choisissant des produits de saison, bio et locaux. En espérant qu’ « avec les consommateurs, les petits ruisseaux feront les grandes rivières », conclut Claude Gruffat. Peu à peu le lobbying  amène à une production plus industrielle des petits entreprises de la filière. Le président de l’association Kokopelli, D.Guillet précise que Coca Cola, Nestlé Lima, Danival et bien d’autres ont procédé au rachat de nombreux distributeurs alimentaires bio, eux même rachetés par le géant Hain Celestial derrière lequel se cache Monsanto entre autre.

Finalement, quelle différence y a t-il entre le bio industriel et le bio  d’après vous ?

 Découvrez les entreprises adhérentes de Synabio

Le SYNABIO est une organisation experte et innovante, fédératrice des entreprises de la bio (transformateurs et distributeurs).
Elle protège leurs intérêts et permet de développer leur influence pour contribuer, dans un esprit de filière, à la construction d’une bio : Cohérence, exigeante et durable. Ces entreprises déploient un modèle triplement gagnant, sur le plan économique, social et environnemental. Ce modèle d’entreprenariat permet de recréer le lien entre l’amont agricole, la distribution et les consommateurs. Il se trouve au coeur de dynamiques de filières qui
contribuent à la vitalité des territoires.

Découvrez les entreprise Bio engagées collectif d’entreprises engagées pour le développement d’une bio cohérente, exigeante et durable.